Faire-part (2)
« Jamais 1 sans 2 », seriez-vous tenté de conclure en découvrant, ce matin, la deuxième séquence (jamais annoncée) de la dissertation commencée hier. C’est que le sujet est passionnant. En réalité, « Faire-part » fait partie des mots-culte dont raffolent certains esprits malins et malicieux. Non seulement ceux-ci habitent Kin, ils exploitent aussi et surtout le substantif en le « lingalisant ». Preuve : les locuteurs du Kikongo, du
Cadres zélés
Le spectacle électoral a commencé avec des acteurs pour la plupart plutôt timides. Ils sont donc rarissimes ceux qui pourraient déployer une logistique de propagande conséquente. Ces privilégiés sont, en général, issus du double sérail Mobutu et Kabila. Il n’est que normal que du choc des … candidats ne jaillissent que déflagrations et ténèbres. Et plus de chaleur que de lumière. Voilà qui fait dire à plus d’un observateur que
Akufa-Kala
Ici, je vais devoir encore dire la Passion des autres. Je n’ai pas d’autre choix, parce que, par contagion, cette Passion est aussi mienne. Je me souviens encore de cette terrible phrase d’un fonctionnaire sur la place «Golgotha », la semaine dernière : «Ah ! Si nous aussi, nous avions où fuir, il y a longtemps que ce lieu ne s’appellerait plus pays»… C’est fort. Cette déclaration doublée de récrimination a été puisée au fond
Voici l’insécurité
A six semaines des élections, les habitants des provinces de l’Equateur, Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Katanga et Bas-Congo sont obligés de dormir avec un œil ouvert. Une insidieuse insécurité menace de prendre forme. Sans dramatiser ni dédramatiser, la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RD Congo (MONUSCO) reconnaît, le 12 octobre 2011, « l’existence des groupes armés » dans les provinces précitées. L’affirmation
Sauvage affichage
Le PPRD, principal parti kabiliste, affiche. La Majorité présidentielle affiche. Les députés kabilistes affichent. A moins de deux mois des élections, Kinshasa est déjà colorée d’affiches partisanes aux dimensions fort inégales, de ridicules calicots mesurant 0,30 x 200 cm aux envahissants tape-à-l’œil 2 x 6 mètres. Elles ont en commun, ces affiches, l’expression des slogans politiques creux, appelant ostensiblement au soutien électoral
Y a bon, la politique
Y a bon, la politique. Sénateurs, députés et ministres fin mandat l’ont bien intériorisé. En chœur, ils scandent ces jours-ci : « J’y suis, j’y reste ». Et se justifient : « On ne sort pas volontairement du paradis pour s’engouffrer en enfer. Et puis, après l’inflation des ‘Son Excellence’ et autres ‘Honorable’ encaissés pendant notre règne, serions-nous devenus des kamikazes pour, de nous-mêmes, renoncer aux honneurs
Pas de Prézo Genre
La liste des prétendants à la magistrature suprême a été rendue publique. Parmi les onze noms retenus, aucun n’a la consonance féminine. Vérification faite, effectivement, aucune fille d’Eve n’a tenté sa chance au nom de la parité. Toutes aphones. Tout de même paradoxal quand on observe le dynamisme débridé de certaines citadines, toujours promptes à courtiser des ONG internationales, pour obtenir des appuis financiers à la cause
Diplômé d’université
Quelle honte! Quelle honte! Voilà le sentiment que les intellectuels de notre race éprouvent et désapprouvent, en écoutant pérorer des perroquets sur toutes les chaînes de radio et télévision, au lendemain du discours de fin mandat du président Joseph Kabila. Le premier des péroreurs se trompant d’époque et de continent, a cru son heure venue d’innover, en annonçant le chef de l’Etat comme le « Père de la démocratie » en RDC.
Kin-La-Noire
Il fait noir à Kinshasa. Non pas que le Bon Dieu nous a privé de la lune, mais à cause du mauvais service de la Société nationale d’électricité (SNEL). Et, comme tout comportement irresponsable n’y va pas sans conséquences, les Kinois paient de lourds tributs dus à l’échec cuisant de la SNEL à fournir le courant électrique. La recrudescence du gangstérisme urbain, vols à main armée, vagabondage des hommes en uniforme non contrôlés
500 ou 1 600 ?
Revenant, lundi, sur le discours-bilan du chef de l’Etat devant 3 000 cadres représentants les partis de la Majorité, un quotidien de Kinshasa s’est cru bien inspiré en titrant « Kabila a prononcé l’un de ses meilleurs discours ». Un autre quotidien, se faisant le porte-parole de l’Opposition, a proposé en sa Une « Le bilan fait des dégâts ». Les ressorts qui ont commandité ces titres, à côté des autres aux accents dithyrambiques,





















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